Portraits

Frédéric Jung, Consul Général de France à San Francisco: son enfance, sa carrière et sa nouvelle vie en Californie

Maia - mai 2022 - Californie

Le vendredi 15 avril 2022, French Bridge a interviewé le Consul Général de France à San Francisco. Nous lui avons posé des questions sur quelques thèmes, mais cet article se concentrera sur la vie du consul en Californie, ses ambitions, et l’importance de la culture française dans sa vie.

Son Parcours Professionnel

Le consul, Frédéric Jung, a “dix-sept ans de carrière diplomatique” derrière lui. Avant d’arriver au poste de Consul Général de France à San Francisco, il a travaillé pour les Nations Unies et l’Union Européenne, se spécialisant en négociations diplomatiques sur des sujets multilatéraux.


Son Enfance

Né d'une mère francaise et d'un père allemand, ce diplomate d'une quarantaine d'année a fait son collège et son lycée en Allemagne avant de poursuivre ses études en France. "J’avais cette petite coloration internationale” explique -t-il. “Le hasard de rencontres, de stages et de concours m'a permie de découvrir ensuite le chemin de la diplomatie".


Ses Conseils

"Lorsqu’on découvre une opportunité, il faut ne pas se fermer des portes et se donner les moyens de le faire. Il faut aussi s’informer!” souligne Frédéric Jung.


Son Poste en Californie

Frédéric Jung souhaite poursuivre le travail de ses prédécesseurs en se focalisant sur le bien-être des français vivant en Californie. Il veut également encourager le développement de la tech et des start-ups, faciliter l’arrivée des entreprises françaises ici, et bien plus encore! Quant à un de ses futurs objectifs en tant que Consul à San Francisco, il souhaite “encourager l’investissement américain en France”.


Une Prochaine Étape

Si le consul pouvait travailler dans une autre ville, où voudrait-il aller? “Pour l’instant je suis très attaché à San Francisco,” dit-il. “J’ai encore beaucoup de choses à faire ici, je ne suis qu’au début de mon mandat. Je ne me pose pas encore la question de la suite”.


Un poste à durée limitée

"Les diplomates changent de poste tous les trois à quatre ans et ne restent jamais longtemps dans une ville en particulier, précise-t-il. Cela permet d’avoir du sang neuf, de changer un petit peu d’équipe, pour que les choses ne soient pas trop figées.”


Le Chef de Cuisine du Consulat

Quand on évoque la France, on pense forcément gastronomie ! Il y a bien sûr un chef cuisinier au Consulat de France à San Francisco, et le consul nous a parlé de lui. “Effectivement, il y a un chef au consulat, parce que comme nous avons toutes ces activités dont je vous parlais, cela suscite beaucoup de rencontres, qui se déroulent parfois autour de repas.” Le chef a également cuisiné pour les volontaires qui ont aidé à organiser l’élection présidentielle dans les bureaux de vote. La recette préférée de M. Jung? “Un gâteau aux amandes qui rappelle un peu la galette des rois”.


Le Multilinguisme dans sa Famille

La famille du Consul est immergée dans un environnement où plusieurs langues sont parlées couramment. “Mon épouse a grandi dans un système scolaire américain, et pour en rajouter une couche, moi-même j’ai grandi dans un système franco-allemand; j’ai grandi avec l’allemand avec mon père, et donc je parle à mes enfants en allemand. Donc nous avons l’anglais, le français et l’allemand [à la maison].”



Merci Frédéric Jung, Consul Général de France à San Francisco, pour cet interview avec French Bridge!



“Hope will never die”: Harvey Milk. Maire de Castro Street

Faustine - Juin 2021 - Californie


Harvey Milk, souvent souvenu en tant que martyr des droits civiques ou “civil rights”, a été le premier homme ouvertement homosexuel à être élu en Californie. À travers ses campagnes électorales, il gagne le soutien des homosexuels de Castro Street, obtenant le nom de “Maire de Castro Street”. Tout au long de sa carrière, il affirme et revendique l'indépendance et l’autosuffisance de la communauté LGBTQ+ de San Francisco.

Milk est né à Long Island, New York en 1930, un endroit où les juifs comme lui et sa famille étaient les cibles de nombreuses violences. Jeune, Milk était conscient de sa sexualité, mais sa famille ne l'accepte pas et essaye de faire en sorte qu’il revienne “sur le droit chemin”.


Jusqu'à son voyage à Cuba en 1950, il vit la vie “normale” d’un jeune étudiant américain. Lors de ce voyage à Cuba, il côtoie une société plus libre et plus ouverte,

Ce voyage change sa perspective. En rentrant, il abandonne sa carrière de journaliste de sport, et commence à écrire des articles sur les droits civiques.


Après l'Université, son père le force à rejoindre la marine militaire, où il sert dans la guerre de Corée. Il rejoint ensuite la marine militaire à San Diego. Ce séjour dans le Sud de la Californie lui permet de rencontrer pour la première fois d’autres homosexuels. Après avoir été “honorably discharged” pour son identité sexuelle, il décide d’aller vivre à Los Angeles.


A l’origine, Milk est un électeur conservateur. A travers ses rencontres, il est exposé aux mouvements activistes gays. Mais il se méfie du possible espionnage de la part du gouvernement. Suivant la tendance de l’époque, il adopte le style “hippy”: Il ne se coupe plus les cheveux, prend parti dans les manifestations contre la guerre du Vietnam. Finalement, il déménage à San Francisco en 1969, où il travaille avec des amis dans une production de théâtre.


Milk ne reste pas dans le domaine artistique. Il change plusieurs fois de travail et fait plusieurs aller-retours entre New York et San Francisco. Il s’installe définitivement à San Francisco en 1972, où il ouvre un magasin d'appareils photo sur Castro Street. C’est à cette période qu’il décide de devenir maire de la ville.


La campagne électorale de Milk n’a pas été simple. Il a d’abord été rejeté par les Démocrates de la ville et le mouvement gay. Quand il se présenta au comité des superviseurs de San Francisco en 1973, il essaya d’attirer le soutien des diverses minorités, comme les communautés Hispaniques et Afro-Americains. Il travaille aussi avec des syndicats de travailleurs pour trouver des solutions à des problèmes communs.


Malgré ses efforts, il ne sera pas élu au travers de ses multiples campagnes, mais il commence à bâtir sa carrière d’activiste. En 1974, il fonde la Castro Village Association, la première organisation constituée majoritairement d' entreprises appartenant à des membres de la communauté homosexuelle. Au sein de cette association, Milk répand le message de l’autosuffisance des gays. Il insiste sur le fait que les gays n'achètent que dans des magasins qui appartiennent à d’autres gays. Il gagne ainsi de la notoriété au sein de la communauté San Franciscaine, mais ne réussit toujours pas à se faire élire.


En 1796, Milk est nommé commissaire municipal par le nouveau maire liberal de la ville. C’est le premier homme ouvertement homosexuel aux Etats-Unis à occuper ce poste. Même s' il apprécie cette nomination, il démissionne quelques mois après, persuadé que les homosexuels peuvent gagner sans aide. Petit à petit, il acquiert le soutien de son quartier et fonde le San Francisco Democratic Club. Il parvient également à faire changer la façon d'élire les superviseurs. C’est de cette manière qu’il est enfin élu superviseur en 1977.


Une fois à son poste de superviseur, il travaille sur les droits des homosexuels. Il s’oppose notamment à la Proposition 6, qui prévoit d'interdire aux femmes et aux hommes homosexuels de travailler dans des écoles. Cette proposition envisage de légaliser le licenciement des professeurs qui ne tiennent de propos dégradants sur l’homosexualité. Dans sa campagne contre cette proposition, Milk encourage les homosexuels à affirmer leur identité et défendre leurs droits. Pour lui, c’est la seule manière qui permettra de défendre les droits des homosexuels.. Grâce à ses efforts, il arrive à faire abandonner la Proposition 6.


Recevant quotidiennement des menaces de mort, il craint d’être assassiné. Dans une interview, son neveu précise qu’il était conscient du risque qu’il prenait, mais qu’il pensait que la cause qu’il défendait en valait la peine.


Malheureusement, ses craintes sont avérées. En novembre 1978, peu après la défaite de Proposition 6, Dan White décide de passer à l’acte. Cet ancien superviseur de la ville, fortement opposé à Milk, entre dans la mairie avec un pistolet à la main. Il tire à 4 reprises sur le Maire puis à 5 reprises sur Milk.


La réaction à ces meurtres montra le meilleur et le pire de l'Amérique. Ainsi, White ne fut pas condamné pour meurtres, mais seulement pour "'homicides involontaires". Alors, des émeutes éclatent à San Francisco au cours des “White Night Riots”, où des foules mirent le feu à la mairie. En réaction, des policiers attaquent violemment les manifestants.


Aujourd’hui, le combat et l’assassinat de Milk ont marqué un tournant dans la reconnaissance de la communauté homosexuelle et ont permis de lui obtenir des droits.


L’exemple de l’engagement de Milk nous invite à réfléchir à nous investir pour des causes qui nous tiennent à cœur et qui permettront de construire concrètement un monde meilleur.

Podcast: Barack Obama

EFAC - Juin 2021 - Chicago, classe de 3ème

Omar Sy: le nouveau héros de la télévision

Augustin - Californie - Décembre 2021

De Trappe en banlieue parisienne à Los Angeles, une carrière internationale incroyable pour cet acteur au parcours qui nous inspire.

Après avoir récemment vu la série Netflix “Lupin”, et le film français “Les Intouchables” j’ai découvert Omar Sy, l’acteur principal dans ces deux productions. Comme je ne le connaissais pas auparavant, j’ai voulu en apprendre davantage sur lui et sur sa carrière d’acteur.


Omar Sy, né le 20 Janvier 1978 à Trappe, Yvelines, France, est un acteur Français reconnu pour ses rôles comiques et charismatiques. Reconnu à travers la France dans les années 2000, il est seulement devenu connu à l'international en 2011 pour son rôle dans le film “Les Intouchables”. Depuis 2012, il habite à Los Angeles avec sa femme et ses cinq enfants.


Né de deux parents immigrés de l’Afrique de l'ouest, il est le quatrième d’une fratrie de huit. Son père, Demba Sy, est Sénégalais et a travaillé dans une usine de pièces automobiles après être arrivé en France depuis Bakel en 1962. Sa mère, Diaratou Sy, est Mauritienne et travallait comme femme de ménage. Il a grandi dans un milieu pauvre dans la banlieue de Paris à Trappes. Sa famille se rendait souvent au Sénégal et parlait le Pulaar à la maison.


Il commence sa carrière en 1996 en faisant des sketchs sur une station de radio locale, qui s'est finalement transformée en une série télévisée. Cette série appelée “Omar et Fred” était diffusée sur Canal+ et consistait en une émission hebdomadaire de sketchs comiques basés sur de faux appels radio. Pendant les années 2000, il apparaît sur diverses séries courtes et comiques. Il fait également une apparition sur Fort Boyard en 2006.


Il a ensuite décroché une série de rôles vedettes dans des comédies principalement françaises, dont "Ces jours heureux" (2006), "Tellement proches" (2009) et le film d'art et d'essai "Micmacs" (2009) , une satire sur le commerce mondial des armes. Après plusieurs années à jouer des personnages secondaires, Sy est soudainement devenu l'épicentre du cinéma européen après sa performance dans “Les Intouchables" (2011). Ce film retrace l’histoire d'un tétraplégique fortuné dont la vie bascule lorsqu'il engage un jeune homme exubérant, tout juste sorti de prison, pour s'occuper de lui. Grâce à ce film, il a été élu personnalité favorite de France en Décembre 2012. Il a continué sa carrière en jouant dans “X-Men: Days of Future Past” (2014) puis “Samba” la même année, sa deuxième collaboration avec Olivier Nakache et Éric Toledano, directeur du film “Les Intouchables". En 2015, on l'a encore vu dans Jurassic Park et Transformers.


Dans les derniers mois, il est devenu célèbre aux États-Unis pour son rôle dans la série Netflix “Lupin” (2021). Inspiré des livres “Les Aventures d'Arsène Lupin” de Maurice Leblanc, cette série retrace la vie d’un homme qui se prend lui-même pour le gentleman cambrioleur. Cette série a battu un record d’audience pour une série étrangère non-américaine avec plus de 76 millions de vues dans les premier mois. Ce record a incité les Américains à regarder une série avec sous-titres, une chose jamais vue auparavant.


Pour l’instant, il a déjà gagné plusieurs prix. Il est devenu le premier acteur noir à remporter le César du meilleur acteur, ce qui a fait de lui une véritable célébrité même au-delà de sa France natale. Il a également reçu, cette même année (en 2012) le Globe de Cristal pour meilleur acteur pour le film “Les Intouchables”.


Sur le plan personnel, la vie de Omar Sy est également inspirante. En 2007, il se marie à Hélène Sy, et commence sa famille à Montfort-L'Amaury. Menant une vie assez privée, peu est connu sur ces 5 enfants: Alhadji Sy, Selly Sy, Tidiane Sy, Sabah Sy et Amani-Nour Sy. Quatre de ces enfants sont nés en France alors que la dernière est née aux Etats-Unis, en 2017. Depuis leur installation à Los Angeles en 2012, Omar Sy a dû se mettre à l’anglais et s'imprégner de la culture américaine. Sy explique à plusieurs reprises que la raison principale de leur déménagement aux Etats-Unis était pour le bien être de sa famille. Il voulait faire en sorte que ses enfants puissent grandir avec un père ‘anonyme’. "Je n’avais pas les clés pour les élever et les protéger dans un pays où j’étais une personne connue." dit-il. Cela démontre qu’il valorise le bien-être de sa famille en premier lieu!


Son histoire fascinante nous inspire et nous donne un aperçu de sa vie, maintenant internationale. Alors qu’il est bien connu, il garde un aspect privé pour la protection de sa famille. Il défie les tabous trop souvent préconçus et montre aux jeunes que tout est possible, quelque soit le milieu d'où l’on vient.

Signant récemment un contrat d’une valeur de plusieurs millions de dollars avec Netflix, Omar Sy est prévu d’apparaître dans plusieurs films à venir et n’est pas près de terminer sa carrière.

Citations:https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/photos-omar-sy-qui-est-helene-sa-femme-et-mere-de-ses-5-enfants_406228
Sources: https://www.rottentomatoes.com/celebrity/omar-sy https://www.imdb.com/name/nm1082477/?ref_=nmawd_awd_nm https://www.youtube.com/watch?v=7dQ3wiIb8I8 https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2021/may/30/omar-sy-star-of-lupin-on-hollywood-racism-and-his-big-break https://www.france24.com/en/culture/20211013-lupin-star-omar-sy-signs-multi-year-deal-to-make-netflix-feature-films https://www.newyorker.com/magazine/2021/06/21/the-formidable-charm-of-omar-sy

L'oncologie à travers le monde: l'expérience de Raphaël Rousseau

Faustine - Avril 2021 - Californie

Raphaël Rousseau est un pédiatre oncologue français, qui travaille maintenant aux États-Unis. Son parcours international lui a permis d'accumuler de l'expérience auprès des patients ainsi qu’en recherche scientifique pour développer des médicaments qui luttent contre les cancers qui touchent les enfants.

Les cancers pédiatriques sont non seulement très rares, mais ils sont aussi différents des cancers qui touchent les adultes. Il y a très peu de recherches sur ces types de cancer, et donc très peu de médicaments pour les combattre. Pour beaucoup de familles, le seul espoir est de rentrer dans un essai clinique, où les médicaments approuvés et non encore commercialisés par le gouvernement sont testés sur les patients. Dans son ancienne entreprise, Dr. Rousseau travaillait sur les médicaments principalement pour les adultes, jusqu'à ce qu’on lui demande de développer une branche spécialisée dans les cancers pédiatriques. Maintenant, il se concentre sur l'immunothérapie, une méthode qui aide le système immunitaire à combattre le cancer.

Selon lui, le monde de la médecine est très différent en France et aux États-Unis, ce qui impacte directement la recherche. Puisque les chercheurs américains ne peuvent pas compter sur l’aide du gouvernement pour financer leurs projets, ils comptent sur les investisseurs qui sont prêts à prendre un risque, avec très peu de garantie sur la réussite du projet. La médecine française, dépendante du gouvernement et d’un budget restreint, profite moins des opportunités de recherche. Cela veut dire que la recherche et la médecine de demain se passent dans les laboratoires américains.

Même si le contact avec les patients manque au Dr. Rousseau, il préfère développer des médicaments pour les malades et prendre part à la solution qui aidera des milliers d'enfants dans le monde. Sachant que la recherche se passe aux États Unis et très peu en France, la meilleure opportunité de transformer la médecine du futur se trouve dans la Bay Area.

Le parcours du Dr. Rousseau nous montre que la médecine est un métier offrant de multiples opportunités, qui ne restreint pas l'individu aux contacts avec les patients, mais qui permet de travailler en collaboration avec d’autres spécialités pour trouver de nouveaux médicaments qui soigneront le monde de demain.

Levi Strauss: l’inventeur du jean à l’époque de la ruée vers l’or à San Francisco

Justine - Mai 2021 - Californie

Comment un simple tissu fabriqué pour les mineurs de la ruée vers l’Or est devenu une marque mythique qui existe depuis plus de 150 ans.

De nombreuses personnalités ont marqué la ruée vers l’or par leurs actions, positives ou négatives, par leur impact, par l'héritage qu’ils ont laissés dans le monde d’aujourd’hui. L’un d’eux est Levi Strauss.


Levi Strauss est né à Buttenheim en Allemagne en 1829. Sa famille travaille dans l’industrie textile. Leur spécialité est la fabrication des tissus. Ils ont appris à leur fils, Levi, comment fabriquer de nombreuses sortes de tissus.


Lorsque celui-ci entend parler de la ruée vers l'or, il se dit que San Francisco est l’endroit parfait pour commencer son magasin de vêtements. Ses vêtements auraient la particularité de résister longtemps car c’est ce dont ont besoin de nombreux hommes là-bas. Il déménage à San Francisco à l'âge de 24 ans, en 1852 pour ouvrir son magasin qu’il appelle Levis Strauss & Co. A ce moment précis, il n’a pas encore eu l'idée du tissu “jean”.


Après l’ouverture de son magasin, Levi essaye de trouver un tissu qui résiste très longtemps, car de nombreux clients se plaignent que tous leurs pantalons se déchirent trop facilement. Il essaie de nombreuses techniques différentes pendant une année complète. Il trouve enfin le tissu parfait en 1853. Il appelle cela le jean. La particularité de ce tissu est qu’Il est tissé avec des fils de coton très serrés, plusieurs fois pour que cela devienne épais. Cette technique prend du temps, mais grâce à celle-ci le tissu est beaucoup plus résistant. Mais l’histoire ne s'arrête pas là.


En 1872, un tailleur du Nevada nommé Jacob Davis rencontre Strauss et lui propose l’idée des poches sur les pantalons. Il lui explique qu' il pourrait poser des rivets aux coins de ces poches pour que cela dure plus longtemps. Lévi Strauss pose officiellement le brevet des poches avec rivets le 20 mai 1873. C’est la naissance du premier pantalon en toile denim avec poches renforcées.


C’est un succès immédiat! Son magasin est situé là où tous les mineurs d’or achètent leurs pantalons. Peu après, il ouvre plusieurs magasins en Californie puis dans tous les États Unis.


Aujourd'hui il y a plus de 500 magasins dans le monde à travers plus de 100 pays. En 2019, le chiffre d'affaires s’élevait à 7 763 millions USD pour un résultat net de 395 millions USD. De nos jours, tu peux trouver le tissu jeans et ses fameux rivets sur de nombreux vêtements: pantalons, jupes, salopettes, vestes.... Un tissu incontournable pour toute garde-robe.

Une dame de cœur

Faustine - Décembre 2020 - Californie

Dr. Constance Verdonk, cardiologue à Paris et actuellement en poste à l'Université de Stanford, nous parle de son métier en France et aux États-Unis, ainsi que de son rôle pendant la crise coronavirus.

Dr. Verdonk est cardiologue à l'hôpital Bichat au nord de Paris. Elle a suivi toute sa formation à l’Université Paris Descartes et a obtenu un Master 2 en recherche au sein de l'hôpital. Elle a choisi cette spécialité car elle donne la possibilité d'exercer ce métier à l'hôpital, en clinique ou en cabinet. Les deux aspects sur lesquels Docteur Verdonk n’est pas prête à transiger sont les suivants: son métier doit lui permettre d'être en interaction avec ses patients et il doit également lui offrir un cadre permettant de concilier travail et vie de famille. La profession de cardiologue lui permet de concilier ces deux exigences. Pendant sa période d’internat, Dr. Verdonk a choisi de travailler plus spécifiquement en échographie cardiaque. Pour elle, traiter un patient est une enquête: à partir des résultats de l'échographie, il faut raisonner scientifiquement pour trouver une solution pour améliorer l'état du patient.

Dr. Verdonk travaille dans le service de chirurgie cardiaque depuis déjà 7 ans. Son emploi du temps inclut des consultations, la supervision des internes, du suivi de patients qui ont reçu une transplantation cardiaque, ainsi que de l'échographie cardiaque. En tant que cardiologue dans un service de chirurgie, Dr. Verdonk coopère avec les chirurgiens pour leur donner des informations sur le patient; elle collabore également avec d’autres médecins spécialistes du cœur. Les spécialités cardiaques sont, entre autres, la rythmologie cardiaque qui se concentre sur le système électrique du cœur, et la coronarographie, qui identifie des problèmes avec les artères. Ces spécialistes travaillent régulièrement ensemble et décident par exemple si un patient a besoin d’une opération. Dr. Verdonk se rend régulièrement au bloc opératoire pour réaliser des échographies et s’assurer que la chirurgie se passe bien. Dr. Verdonk nous précise que le travail en équipe est la force d’un hôpital: pouvoir discuter avec d’autres médecins est essentiel pour avoir une bonne vue générale de l'état de santé du patient et prendre de bonnes décisions.

Dr. Verdonk continue à suivre les patients après leur opération. De nombreux problèmes peuvent survenir et nécessitent l’attention d’un cardiologue, notamment après les transplantations cardiaques. Les problèmes peuvent soit être induits par des médicaments facilitant la greffe du nouveau cœur, soit ils peuvent être faire suite à la maladie à l'origine de la transplantation cardiaque.

Le contact avec les patients constitue 90% de la journée du Dr. Verdonk. Elle passe beaucoup de temps à faire des échographies et à parler aux patients, soit pour comprendre ce qui ne va pas, soit pour expliquer les procédures. Chaque patient est différent, et le métier de cardiologue nécessite de s’adapter aux besoins de chacun. Les patients avec qui elle travaille sont généralement déjà dans une condition critique, qui nécessite une opération. 40% des patients sont des patients qui se posent la question d'une transplantation, 30% des patients vont être opérés des artères et 30% nécessitent la réparation d’une valve.

Sa carrière et son métier sont compatibles avec une vie de famille, car il n’y a que très peu d'imprévus. Dr. Verdonk précise que c’est un métier intense qui nécessite de l'énergie.

Le rôle d’un médecin au sein de l'hôpital ne s'arrête pas à l'état de santé des patients. On lui demande de donner son avis dans des décisions importantes, et de monter certains projets au sein de son service. Le Dr. Verdonk a récemment participé à un projet de santé connectée: ce projet permet aux patients de rester le moins longtemps possible à l'hôpital, et de rentrer chez eux sans crainte de complications après une opération.

Puisqu’elle ne peut pas exercer son métier aux États-Unis, Dr. Verdonk fait de la recherche à l'Université de Stanford. Sa recherche consiste à développer un outil en échographie pour déterminer quand un patient est prêt à recevoir une greffe du cœur, et quels sont les pré-requis chez le patient pour que la transplantation soit réussie. À ce jour, les seuls examens qui peuvent déterminer si un patient a besoin d'une greffe sont longs et lourds pour les patients, qui subissent déjà beaucoup d’examens pendant leur séjour à l'hôpital. Les résultats de la recherche du Dr Verdonk permettraient aux équipes de gagner du temps et aux patients de réduire la batterie d’examen pré-opératoire. L'équipe de recherche est constituée de cardiologues, mais aussi d’informaticiens, qui font de l’analyse de données pour que la procédure soit le plus automatisée et simple d'utilisation possible. Puisque ce ne sont pas les cardiologues qui font les échographies aux États-Unis, Dr. Verdonk travaille aussi avec des manipulateurs radios, et analyse les images d’échographies. Comme les spécialistes de transplantation cardiaque sont très peu nombreux à l'échelle mondiale, la communauté est très soudée. Les recherches et les résultats de l’un bénéficient à l’autre, facilitant ainsi la coopération et l'échange d’informations, afin de maximiser les bénéfices de la recherche.

Pendant le premier confinement, la France a pris la décision de faire des chirurgies électives. Cependant, les chirurgies cardiaques ont continué car certains patients ne pouvaient pas attendre 3 mois. Dans le service de chirurgie, il y avait un bloc dédié pour les patients qui n'étaient pas contaminés par la coronavirus, avec toute une équipe qui s’occupait de ces patients en particulier. Ces patients étaient à risque, parce qu’une maladie du cœur est un gros risque dans le cas du coronavirus, et ils ont aussi une immunité très faible après une opération. C'était impératif qu’il y ait un endroit pour les patients avec des problèmes cardiaques.

Avec un nombre réduit de patients, l'équipe cardiaque a eu plus de temps pour les projets de service, un avantage pour le service. Vers la fin du confinement sont également apparus de nouveaux problèmes: De jeunes patients en bonne santé avaient laissé traîner des problèmes mineurs et avaient des cœurs abîmés quand ils sont finalement venus à l'hôpital. En temps normal, ces problèmes auraient été pris en charge facilement plus en amont. Un autre effet du coronavirus: certains jeunes patients ont contracté le coronavirus et ont récupéré assez vite.

Quand Dr. Verdonk a repris les consultations en juin, les contacts avec les patients avaient beaucoup changé. Une fois que les consultations ont repris, les patients sont venus à l'hôpital, en respectant les gestes barrières. Le service de cardiologie a aussi commencé les téléconsultations pour les patients greffés du cœur. C’est un avantage, car cela leur évite de venir à l'hôpital et d'être exposés au virus. Cela permet aussi aux docteurs de répondre plus facilement aux questions de leurs patients.

Pour le Dr. Verdonk, “La médecine est un métier humain. Il faut aimer l'interaction, ainsi que s'intéresser aux autres.” Pour elle, c’est plus qu’un métier, c’est une grande vocation. “Ça me fait me lever tous les jours pour aller travailler. Chaque jour est différent, ce qui nécessite une adaptation permanente qui me motive.”

L’interview du Dr. Verdonk nous montre qu'être médecin n’est pas qu'exercer la médecine, mais ce métier permet aussi de multiples contacts avec les patients et les collègues. Ça nous montre aussi qu’il y a différentes carrières au sein du monde médical, mais que chacun doit être conscient de soi-même pour choisir un métier qui lui convient.

Mark Zuckerberg

Louise - Californie - Mai 2021


Comment une application créée par des élèves à l’Université, est devenue une application connue et utilisée dans le monde entier.

Mark Zuckerberg est né le 14 mai 1984 dans l'État de New York. Mark Zuckerberg habite en ce moment à Palo Alto en Californie, ville voisine de la ville où j'habite, San Carlos. Il est le cofondateur de l’application très connue Facebook.

La première version de Facebook a été créée en 2004. Mark Zuckerberg n’a pas travaillé tout seul sur le projet, il avait l’aide de Dustin Moskovitz, Eduardo Saverin, et Chris Hughes. Le succès de Facebook a été immédiat auprès des élèves de son Université. Au début du lancement de Facebook, seulement les personnes de son Université avaient accès à l’application, mais au fur et à mesure, l'accès a été donné à d'autres Universités, et enfin, Facebook fut ouvert au grand public.

Facebook est enfin entré en bourse le vendredi 18 mai 2012. Un mois avant l'entrée en bourse de Facebook, Mark a acquis Instagram en déboursant un milliard de dollars. Pendant plusieurs mois, la valeur de Facebook n'arrête pas de descendre, et après 3 mois de mise sur le marché, l’application ne vaut plus que la moitié de son prix initial. Trois ans plus tard, en 2015, la valeur de Facebook est enfin remontée et valait en 2015 plus du double de la valeur initiale.


Fun Fact!

La couleur bleue est la couleur qui représente l’application parce que Mark Zuckerberg est daltonien et la couleur bleue est la couleur qu’il voit le mieux.

Le rôle d’un anesthésiste-réanimateur dans la médecine d’aujourd’hui:

Interview de Franck Verdonk

Faustine - Novembre 2020 - Californie

Franck Verdonk, MD, PhD, anesthésiste-réanimateur à Paris et chercheur à l'Université de Stanford, nous parle de son métier en France, de celui de chercheur aux États-Unis, ainsi que son rôle pendant la pandémie COVID-19.

“Les crises sanitaires qui secouent le monde, comme la crise COVID actuellement, et qui possiblement se répéteront dans les années à venir, révèlent pleinement dans les défis qu’elles génèrent, la richesse et le sens de ce métier!”

Le métier de médecin anesthésiste-réanimateur est exigeant. Ce sont de longues années d’études, d’heures de garde et un rythme soutenu pour entre autre, soulager la douleur des patients, les endormir ou les réveiller... Franck Verdonk, MD, PhD, Docteur en France au Département d'Anesthésie-Réanimation de l'hôpital Saint Antoine à Paris, chercheur à l'Université de la Sorbonne en partenariat avec le “Department of Anesthesiology and Perioperative Medicine - School of Medicine” de l’Université de Stanford, nous a accordé une interview pour parler de son expérience en tant que médecin anesthésiste-réanimateur. Il a également présenté le travail réalisé en ce temps de pandémie.


  • Formation

Dr. Verdonk a commencé ses études de médecine en 2001 à l'Université Paris-Descartes. Les 6 premières années, les élèves de médecine reçoivent une formation généraliste, apprenant “la base de toutes les pathologies [maladie] et la physiologie”. Cette première partie des études de médecine est appelée l’externat. Après avoir fini l’externat, il y a un examen déterminant pour les étudiants: il s’agit des ECNi (Épreuves Classantes Nationales informatisées). Ces épreuves permettent d'établir un classement entre les élèves. En fonction de son classement, l’étudiant choisira l’hôpital où il effectuera ses années d’internat. L’internat dure de 3 à 5 ans. A titre d’exemple, la spécialité “médecine générale” demande trois années d'étude, alors que d’autres spécialités comme la chirurgie ou l'anesthésie-réanimation en demandent 5 ans. À la fin de la période d’internat, les internes reçoivent leur diplôme de docteur en médecine et de spécialiste. En plus de ces études en médecine, Dr. Verdonk y a ajouté un Master 2 et trois ans de thèse. Soit un total de 16 ans d'études pour le Dr. Verdonk !

La médecine a toujours attiré Dr. Verdonk. “Depuis mon enfance, j’ai toujours été assez curieux de la santé et du fonctionnement de la vie”. L'anesthésie l’avait aussi intrigué dès son plus jeune âge, après avoir eu une très bonne expérience avec un anesthésiste: “J'ai un souvenir magique d’un anesthésiste alors que j’avais 12 ou 13 ans, lors d’une mon opération des végétations. L'anesthésiste m'avait endormi et je n’avais pas du tout senti la piqûre, source de stress extrême ! Il m’avait hypnotisé avant la première injection. Et donc, je me suis dit que l'anesthésie, ça a l’air génial!”

Pendant son externat, l'idée s’est renforcée, spécialement parce que c’est une “spécialité qui bouge beaucoup. Quand tu fais quelque chose, tu as une efficacité immédiate. Cette spécialité touche à tous les organes. Intellectuellement, je n’ai pas le temps de m’ennuyer”. Dr. Verdonk ajoute qu'être anesthésiste-réanimateur c’est “une volonté de vivre dans le danger”.

Malheureusement, il n’y a pas de correspondances entre la formation de médecin français et américain, ce qui veut dire que Dr. Verdonk ne peut pas traiter de patients aux États-Unis sans passer d’autres examens qui valideraient son niveau et lui permettraient d'obtenir un diplôme américain. Dr. Verdonk est donc limité à la recherche pour l’instant. Même s’il n’a pas d'expérience en tant que médecin aux États Unis, il note que les anesthésistes-réanimateurs n’ont pas la double casquette, comme en France, mais sont plutôt cantonnés à un rôle d’anesthésiste. Dr. Verdonk a également remarqué que le relationnel au patient est très différent. Aux Etats-Unis, il y a une grande peur du risque médical qui se transforme en risque médico-légal. Ce risque est moins présent en France.


  • Travail en France

En France, Dr. Verdonk travaille au sein du service d'anesthésie-réanimation à l'hôpital Saint-Antoine, qui est un grand groupe hospitalier public dans le centre de Paris. Il suit aussi une carrière universitaire à l’Université de la Sorbonne et à l’Institut Pasteur, où il travaille avec d’autres médecins dans le domaine de la recherche. En tant que anesthésiste-réanimateur, Dr. Verdonk prend en charge des patients de tous les âges, que ce soit en urgence ou de manière programmée et qui ont besoin d'anesthésie pour leur chirurgie. Il participe également aux accouchements en administrant soit une péridurale en cas d'accouchement par voie basse, soit une anesthésie en cas de césarienne.

Pour résumer, la réanimation est “la prise en charge de tous les patients en urgence qui ont une atteinte à une fonction vitale”.

Ce métier n’est pas à prendre à la légère. Dr. Verdonk fait régulièrement des journées de 12h, en plus des gardes de nuit, qui ajoutent 12h à cette déjà longue journée. “C’est un travail passionnant mais très fatiguant, qui n'est pas toujours facilement compatible avec une vie de famille.". C’est une passion qui impose des choix, des sacrifices difficiles, surtout en début de carrière. Avec le temps, j’ai pris moins de gardes et mon emploi de temps s’est allégé”.


  • Aux États-Unis, membre d’une équipe de recherche à Stanford

Aux États-Unis, Dr. Verdonk fait parti d’une équipe de recherche de Stanford, portant sur les opérations chirurgicales. Il explique sa décision de venir en Californie comme “une volonté de découvrir une autre culture, une autre langue, c’est une expérience personnelle et familiale qui coupe du rythme habituel français des longues heures avec des gardes. La recherche en laboratoire présentait aussi une belle opportunité professionnelle.” Au laboratoire, la recherche du Dr. Verdonk consiste en “l’analyse d'échantillons sanguins de patients dans un contexte périopératoire.” Les échantillons sont prélevés avant et après la chirurgie. En suivant de près l'état des patients et en analysant les échantillons, les chercheurs espèrent pouvoir prédire les complications post-opératoires, à partir du statut immunitaire pré-opératoire et de les prévenir.

Pour Dr. Verdonk, la responsabilité d'anesthésiste-réanimateur ne s'arrête pas à sa profession ou à sa recherche. Il donne aussi de son temps pour des syndicats qui défendent sa profession. “J’ai créé un Syndicat de Jeunes Médecins, qui a pour mission de défendre la profession et l’avenir de la spécialité d'anesthésie réanimation vis-à-vis des autorités et des institutions publiques françaises”. En France, les décisions politiques ont un gros impact sur la santé, et malheureusement, elles sont souvent prises par des gens qui n’ont pas d'expérience de terrain. Le rôle de ces associations est de porter une vision de l'exercice dans les années à venir. Même si c’est un investissement lourd et que ce n’est pas toujours facile, Dr. Verdonk nous rappelle que “c’est essentiel de pouvoir se battre pour la médecine de demain.”


  • Décision de revenir en France pour aider , son rôle

En mars dernier, en pleine crise COVID, Dr. Verdonk et sa famille sont rentrés en France pour soutenir les soignants français. Il précise que “l'équipe dans laquelle je travaillais était en grande difficulté et il me semblait inconcevable de laisser tomber mes collègues et mon pays dans ce contexte-là.”

Quand Dr. Verdonk est retourné en France fin mars 2020 afin de porter main forte à ses collègues. Il a constaté que beaucoup de directives avaient été mis en place rapidement pour s’adapter à la situation et traiter au mieux les patients. Ainsi, le gouvernement Français a pris la décision de déprogrammer toutes les chirurgies considérées non urgentes pour la durée de la crise sanitaire. Suite à ce changement, tous les anesthésistes-réanimateurs qui travaillaient habituellement en bloc opératoire, ont été transférés en réanimation. Les blocs opératoires se sont aussi transformés en salles de réanimation.

Pour protéger les soignants, l'hôpital a pris de grandes précautions sanitaires, Dr. Verdonk ajoute que l'hôpital “a été très strict sur la manière dont on allait voir les patients, même des fois un peu trop excessif, mais puisqu’on ne connaissait pas la maladie, il fallait mieux être très prudent.” Au final, l’exposition des soignants à la maladie a été très faible grâce aux règles rigoureuses établies par les hôpitaux. D’autres règles ont été établies pour endiguer la propagation du virus: restriction du droit de visite des familles à l'hôpital, équipement de protection pour les médecins en cas de contact avec un patient (blouses, masques, lunettes, charlottes et gants).

Le relationnel aux patients a aussi beaucoup changé pendant cette période. Puisque les hôpitaux étaient surchargés, les patients étaient souvent déjà sédatés ou en coma artificiel au moment de leur prise en charge. Ensuite, quand leur état était stabilisé, les patients étaient transférés dans des plus petits hôpitaux autour de Paris, donc Dr. Verdonk a eu peu d'occasions d'être en contact avec ces patients. Même quand ils étaient réveillés, le contact entre le patient et le Docteur est très différent avec un masque et tout l'équipement pour se protéger contre le virus.


Le retour de Dr. Verdonk aux USA pour continuer sa mission au sein de Stanford n’a pas été simple. Après de nombreuses négociations avec les autorités Américaines et le consulat Français, Dr. Verdonk et sa famille ont réussi à rentrer sur le territoire Américain en expliquant que le sujet de sa recherche porte sur l'immunité et que ce travail participe à faire avancer la recherche du traitement de la maladie du COVID.


Le mot de la fin par le Dr Franck Verdonk:

“La médecine est l’art de soigner avec passion et raison ! Elle se nourrit des interactions humaines, du raisonnement scientifique et des capacités d’analyse ! Métier exigeant, possiblement chronophage mais si vous voulez avoir la certitude de ne jamais vous ennuyer, dans quel autre métier se projeter ?”

“Les crises sanitaires qui secouent le monde, comme la crise COVID actuellement, et qui possiblement se répéteront dans les années à venir, révèlent pleinement dans les défis qu’elles génèrent, la richesse et le sens de ce métier!”

Le métier de médecin n’est pas facile, mais il porte des fruits dans notre société. Le témoignage du Dr. Verdonk nous montre que la médecine ne s’apprend pas que dans un manuel scolaire, mais qu'être médecin est un métier qui engage notre humanité. Il nous montre qu’une carrière ne s'arrête pas au métier, mais elle est pluriel si on veut avoir un vrai impact sur le monde.

O'Farrell, l’arpenteur de la ville de San Francisco

Bénédicte - Juin 2021 - Californie

Destin d’un homme irlandais qui a émigré en Amérique et qui a permis à la ville de San Francisco d’être comme elle est aujourd’hui.

Jasper O'Farrell de son nom complet, naît dans le comté de Wexford, en Irlande, en 1817. Un jour, il décide de se rendre à Londres, en Angleterre, où il monte à bord d'un navire à destination de l'Amérique du Sud. Il passe quelque temps au Chili, puis il émigre à San Francisco en 1843. O'Farrell trouve du travail auprès du gouvernement mexicain et connaît bien les comtés de Marin et Sonoma. O’Farrell va acquérir au fil des années de nombreux ranchs mexicains autour de San Francisco comme le Rancho Estero Americano à Sébastopol, ville du comté de Sonoma.

À la suite de la conquête américaine de San Francisco, en 1847, le maire militaire de la ville, le lieutenant Washington Allon Bartlett commande un arpentage de Yerba Buena (nom originel de San Francisco). Or en 1839, O'Farrell avait amélioré les cartes des rues produites par l'ancien Alcade mexicain (le maire) de Yerba Buena, Francisco Guerrero, et son géomètre suisse, Jean Jacques Vioget. Le travail d’O'Farrell couvre alors la zone délimitée par les rues Post, Mason, Green et la baie, soit aujourd’hui Chinatown et le Financial District (en violet sur la carte).

Peu de temps après, il établit la largeur de Market Street originellement appelé “la grande promenade”. Il participe également dans le choix du nom des rues, notamment pour Market, Lombard, Chestnut, Filbert et Pine. O'Farrell nomme aussi la rue Valparaiso pour faire référence à un port du Chili, où il a vécu pendant un certain temps avant de venir à San Francisco.

En 1849, il épouse Mary McChristian et en 1858, il est élu sénateur du comté de Sonoma. Il meurt en 1875 à San Francisco.

En hommage, une rue porte son nom et est la continuité de Geary Boulevard.


Source : Jasper O'Farrell

Rencontre : Emmanuel Lebrun-Damiens, Consul Général de France à San Francisco

Par Faustine - 12 mai 2020

Nous avons pu aborder les questions de l'organisation du travail et des mesures prises pour pouvoir assurer la continuité du service public. Enfin, nous avons évoqué les enseignements de cette période tant d’un point de vue personnel que professionnel.

- Le confinement et les changements engendrés :

Comment se passe le travail à distance pour les employés du consulat?

Pour l’instant, j’ai l’impression que tout se passe bien. Nous avons vite réalisé que nous arrivions très bien à travailler ensemble. La productivité de nos équipes a été inchangée. Au début du confinement, quand nous avions beaucoup d’emails et d’appels téléphoniques , les équipes ont été efficaces et ont répondu à toutes les demandes, même si ça n’a pas été toujours très évident. Personnellement, j’ai trouvé que je suis plus efficace. Les rendez-vous avec les consulats Européens à San Francisco, par exemple sont plus efficaces par l'intermédiaire de Zoom. Avant, ça prenait 2 heures en comptant les retardataires, la causette, et le café après, mais avec les conférences en ligne, tout le monde est plus efficace. A mon avis, le travail en ligne se passe mieux si on connaît les gens. Pendant ces quatre dernières années en tant que Consul, j’ai beaucoup voyagé autour du monde pour faire la connaissance de mes collègues. Maintenant, je trouve que de faire des réunions avec eux est plus simple parce que je les connais.

Quel a été l’impact des mesures sur votre vie personnelle et sur votre travail ?

J’aime beaucoup travailler en équipe, ça me motive et ça m’aide à faire mon travail. Une autre grande différence pour moi est le voyage. Je voyage beaucoup dans les États Unis, je prends souvent l’avion, plus particulièrement dans la juridiction du consulat de San Francisco, et je recevais régulièrement du monde à la résidence . Ça m’a fait bizarre de voir les gens uniquement à travers l'écran de mon ordinateur et d'être centré sur un espace restreint. Mon rythme de vie a été complètement chamboulé.

Je trouve que je travaille autant qu’avant, mais la nature de mon travail a beaucoup changé, ça n’a rien à voir avec ce que je faisais avant. Avant la pandémie, , je faisais beaucoup de diplomatie. D’abord de la diplomatie économique: J’allais voir les ventures capitalists pour les convaincre de venir investir en France, de mettre en contact les entrepreneurs des start-ups françaises dans la Silicon Valley. Ensuite, je passais beaucoup de temps aux projets liés à la diplomatie culturelle: monter des projets, inviter des artistes. Maintenant, je fais beaucoup de protection consulaire, de sécurité, de suivi épidémiologique. Nous avons aussi essayé de monter des collaborations entre des universités Américaines et les centres de recherches Français pour trouver des traitements contre le Coronavirus. Mon travail a changé parce que j’ai différentes priorités dans mon travail. C’est difficile de comparer les différentes activités, qui font partie du métier de consul.

Quelle est la plus grande différence pour le voyage des Français après les restrictions sur le voyage ?

Cette question est très importante. Ça a rappelé à tout le monde que les frontières existent. Quand j'étais plus jeune, aller d’un pays à un autre avait plus de sens. Les frontières étaient de vraies barrières; il fallait passer la douane, aller échanger des francs contre la monnaie locale. Quand l’Union Européenne a été créé, pour passer d’un pays à un autre, on a perdu l’habitude de passer de frontières physiques , cela fait que nous oublions l’importance des frontières. Avec les restrictions actuelles, le COVID-19 nous a rappelé la tyrannie de la distance, une notion qui était moins présente avec les moyens de transport à des prix raisonnables, et avec beaucoup de compagnies aériennes qui rendent les voyages plus accessibles à la plupart des gens. Tout à coup, c’est plus compliqué de retourner en France pour voir sa famille, et beaucoup de gens se demandent si ce sera possible de rentrer en France cet été. Ils ont l’impression d'être davantage loin de leur proche. Maintenant, on se rend compte qu’il y a une vraie distance, et que les frontières sont bien réelles et qu’elles veulent toujours dire quelque chose.

- Les mesures pour assurer la continuité du service public au moment de la réouverture

Quelles nouvelles mesures ont été prises au sein du Consulat ?

Puisque nous allons ré-ouvrir les guichets pour les demandes ordinaires, nous avons dû réaménager l’espace du Consulat pour respecter les gestes barrières et éviter la contamination du personnel et des français.

Qui va aller au Consulat en personne dans votre équipe une fois que les guichets seront ré-ouverts ?

Pendant le confinement, tout le monde travaillait de chez soi. Pendant le confinement, trois ou quatre personnes allaient au consulat tous les jours (différentes personnes selon les jours). Maintenant que les guichets sont ouverts, la continuité du service public est assuré. Nous avons trente personnes qui travaillent au Consulat, et nous allons nous diviser en deux groupes, en alternant. Si un employé attrape le virus, les personnes qui étaient en contact avec lui retourneront chez eux, mais le reste de l'équipe pourra continuer à se rendre au consulat.

Pour la diplomatie, ça me confirme que les problèmes du 21ème siècle sont très souvent mondiaux. Comme la notion de frontière s’estompe, les solutions ne peuvent qu'être trouvées dans la coopération internationale. Avant, un pays pouvait facilement répondre aux besoins des citoyens dans les frontières. Aujourd’hui, cela n’est plus possible. Le changement climatique était un précurseur, mais beaucoup de gens avaient du mal à le reconnaître. La pandémie nous fait réaliser à quel point une erreur humaine a pu avoir des conséquences immenses sur le monde entier en deux mois. La crise économique cause par ce virus, et ainsi que les problèmes à venir ne seront que régler par la coopération des différents pays.

Au sein du Consulat, j’ai réalisé à quel point nous étions une équipe. Il y a beaucoup de gens que j’ai découvert. En ce temps de crise, la personnalité de beaucoup de gens se dévoile.

D’un point de vue personnel, j’ai découvert que le confinement est aussi un moment pour se découvrir soi-même même. J'apprécie mieux la valeur des choses, des choses que je pensais acquises dans notre vie et dont je ne profite plus, j’en redécouvre la valeur et l’importance pendant ce confinement. Des fois, c’est parce certains aspects de ma vie d’avant me manquent, mais des fois c’est aussi parce que je ne prêtais pas assez d’attention à ces petites choses. Tout cela nous rappelle que la vie est fragile, et que le confort matériel ne nous est pas donné.

Avez-vous un message à faire passer aux jeunes francophones habitant aux États-Unis ?

Voyager. Vous avez une chance extraordinaire d'être bilingue, mais avec ça vient une grande responsabilité. Il faut savoir en profiter mais aussi s’en servir. Vous avez aussi une capacité à vous adapter plus facilement à un milieu culturel. Noblesse oblige que vous mettiez ce talent au service de votre communauté et d’organisation internationales. Voyager est très important parce que les frontières existent toujours. Si on ne veut pas que c’est frontières aboutissent à des conflits, il faut que les gens des deux côtés de la frontière se connaissent bien et qu’ils réalisent qu’ils font tous partie d’une même humanité.

Al Capone, de Chicago à San Francisco

EFAC- Juin 2021 - Chicago, classe de 6ème

Un consulat, ça sert à quoi ?

Par Bénédicte - 04 juillet 2020

Mai 2020, la ville de San Francisco sort doucement d'une longue période de confinement. Nous en avons profité pour rencontrer Emmanuel Lebrun-Damiens, le Consul général de France à San Francisco. En poste depuis plus de quatre ans, le diplomate nous en apprend davantage sur son rôle et celui des consulats de France à l’étranger.

“Le consulat est une institution qui représente la France dans une région ou un pays étranger”, indique Emmanuel Lebrun-Damiens. Se distinguant d’une ambassade qui s’occupe des relations d’État à État, comme celle de France à Washington DC aux États-Unis, les consulats, eux, sont chargés d’établir une relation entre un pays et ses ressortissant, et se situent dans certaines grandes villes d’un pays. “Aux États-Unis, nous en avons à San Francisco, Chicago, Los Angeles ou encore Houston”, ajoute Emmanuel Lebrun-Damiens.

Leur premier objectif est de “s’occuper des français”. Le consulat joue à la fois le rôle de mairie, de préfecture, de conseil départemental et de conseil régional. Son rôle est “d’organiser les élections, de délivrer des passeports, (en France ce serait la mairie), de s’occuper de la sécurité, (en France ce serait la préfecture), de remettre des aides sociales, (en France ce serait le conseil départemental), et de s’occuper de la scolarité avec des bourses ou bien d’animer un réseau d’écoles, (en France ce serait le conseil régional).” Comme le souligne le consul, le consulat est “l’administration pour les français qui habitent à l’étranger”. Cette institution est très importante et nécessaire puisqu’elle permet en cas d’urgence d’assister les français qui se trouvent hors de France en délivrant des papiers d’identité ou de faire part d’heureux événements comme des mariages ou des naissances afin de les inscrire dans les registres nationaux. En cas d’arrestation, de maladie ou d’accidents grave, le consulat s’assurera du respect des lois locales et vous offrira ses services tel un avocat, un médecin, une hospitalisation ou un rapatriement si nécessaire. En cas de difficulté financière ou de difficultés diverses avec les autorités locales, le consulat fera son possible pour vous aider à faire parvenir de l’argent ou vous conseiller, vous donner des adresses utiles pour limiter vos problèmes. Enfin, en cas de décès, le consulat se chargera de prévenir vos proches en France et de les informer des différentes procédures légales : rapatriement ou inhumation sur place.

De plus, pour satisfaire toutes ces demandes, le consul travaille avec les autres consulats et l’Ambassade de France à Washington. Le consul nous raconte : “ce matin à 8h, j’avais ma conférence call hebdomadaire avec l’ambassadeur à Washington et les dix consuls généraux aux Etats-Unis. L’ambassadeur nous a briefé sur la semaine, ce qui s’est passé d’un point de vue politique. Nous [avons] tous dit ce qui se passe dans nos circonscriptions. Moi, j’ai raconté ici comment le Covid se développe dans la circonscription du consulat de San Francisco. Nous avons parlé de nos activités et il nous a donné les instructions pour la semaine. Avec mes collègues consuls dans les autres villes des Etats-Unis, on se passe des bonnes idées. Par exemple, mon collègue à Houston, pour le 14 juillet, disait qu’on pourrait peut-être faire quelque chose dont le thème central serait les soignants. Nous nous avions plutôt l’idée de faire pour le 14 juillet quelque chose autour de la gastronomie.” Avec ce témoignage, nous avons pu voir que les consuls travaillent main dans la main pour mieux satisfaire la communauté française à l’étranger et ont comme but d’organiser des événements pour promouvoir la communauté et la culture française.

Enfin, le consulat tisse des liens avec les autorités locales c’est-à-dire “les gouverneurs, les maires, les autres élus qui peuvent être des élus fédéraux donc les représentants à la chambre des représentants ou les sénateurs. Ce sont des personnes qui sont élus à San Francisco et qui vont siéger à Washington. Il y a aussi les élus de chaque état qui sont parlementaires à Sacramento à la State Assembly ou au sénat de Californie.” Il y a également d’autres élus dans les 9 autres états, ce qui fait beaucoup de collectivités locales et de représentants locaux. Le consul explique que son “ travail est de constituer un réseau pour que tous ces gens très influents entendent parler de la France.” Il ajoute : “Donc moi je suis un peu en concurrence avec les autres pays pour que ces influenceurs américains disent du bien de la France, qu’ils aient accès à une information fiable sur ce qui se passe dans notre pays. Evidemment, nous devons respecter les lois locales. Par exemple, nous allons bientôt rouvrir les guichets du consulat pour les demandes ordinaires. A cause du coronavirus, nous n'accepterons au guichet que les français qui ont une demande urgente. Donc pour cela, j’ai écrit au service de la maire de San Francisco pour leur demander si c’était bien d’accord que le consulat accueille du public, si c’était bien légal avec le shelter in place...”

Grâce à cette interview exclusive, nous avons pu nous renseigner sur la façon selon laquelle le consulat fonctionne pour assurer son rôle principal: protéger et aider les français à l’étranger.

Interview : une expérience réussie du confinement

Par Andréa - 28 juin 2020

Aurélia Gilard, 41 ans, chef d’entreprise et mère de 3 enfants, nous raconte comment le confinement a chamboulé sa vie, pour le mieux.

Comment as-tu organisé ton emploi du temps pendant le confinement ?

Au début du confinement, nous avons décidé de quitter Paris et de partir vivre dans la maison de famille au milieu de la campagne. Notre emploi du temps s’est organisé autour de nos trois filles. On a essayé de répliquer l’emploi du temps de quand les filles étaient à l’école. On se réveille à 8h pour manger le petit déjeuner et pour se préparer. À 9h, on est prêt pour le travail. À 11h, on fait une petite récréation qui dure à peu près une demi-heure et on reprend l’école pour encore une heure et après, on mange le déjeuner. Puis, on fait un temps calme juste qu'à environ 14h30. Après 14h30, on reprend le travail jusqu'à 16h et on part pour une promenade dans la campagne. Alors c’est un petit peu comme l’école.

Qu’as-tu appris sur tes trois filles pendant le confinement et en particulier pendant que tu leur faisais la classe ?

J’ai appris que mes filles étaient assez autonomes. J’ai dû laisser la plus grande, 11 ans, se prendre en charge. Elle avait des classes sur Zoom toutes les semaines. La plus petite, 6 ans et demi, a fait également preuve d’autonomie. J’ai plus aidé celle du milieu, 8 ans et demi. Je suis habituée à passer du temps avec mes filles et à les aider avec leurs devoirs. Le plus dur a été de garder le rythme soutenu. Il faisait beau alors on était tenté de jouer dehors.

Quelle était une des plus grandes difficultés du confinement et comment est-ce que tu l’as vaincue ?

C’était de ne pas savoir de ce qui se passait dehors et d'être coupée du monde malgré les réseaux sociaux. Mon mari faisait les courses mais mes seules sorties à moi et aux filles étaient nos promenades quotidiennes en plein milieu de la campagne. Mais on a fini par s'habituer. On a passé du temps ensemble, ce qui a permis un rapprochement. On se rend compte que finalement, on n’a pas besoin de voir les autres.

On sait qu’il y avait des difficultés pour les parents pendant le confinement mais qu’est ce que tu as trouvé facile ?

Alors, j’ai trouvé facile de suivre le programme et les devoirs envoyés par les instituteurs. Les instituteurs ont aidé en parlant avec les élèves. L’aide des instituteurs a été très importante pour assurer la réussite de l'enseignement à distance.

Est-ce que tu penses que l’âge de chacune de tes filles a influencé ton enseignement ? Si oui, de quelle façon ?

La plus grande, 11 ans, avait l’habitude de se prendre en charge. La seconde, à l’âge de 8 ans et demi, a eu des difficultés au début et c’est celle qui a été le plus accompagnée, alors qu'elle adorait l'école. La plus jeune, qui a 6 ans et demi, a suivi les instructions sans problème. Ce n'était pas vraiment un problème d'âge, mais plutôt de personnalité. En classe, la dynamique est différente et je suis leur maman, pas leur maîtresse.

Que ferais-tu différemment si tu devais le refaire aujourd’hui ?

Rien. On ne regrette pas de ne pas être restés à Paris ni de ne pas y être retournés après la fin du confinement. On était bien dans notre bulle du confinement sans les contraintes d’organisation et de logistiques. Mon frère, son amie et leur bébé étaient également avec nous et nous avons pu passer du bon temps ensemble. C’était 3 mois de vie de famille qui étaient chouettes.

Qu’est-ce qui a changé dans ta vie et ne sera plus jamais pareil ?

Je suis sûre de ne plus vouloir vivre en ville. On s’est tourné vers la campagne pour une raison. On vit les uns sur les autres dans les grandes villes et je n’ai aucune envie de retrouver cette vie.